Journal of Canadian Art History / Annales d'histoire de l'art canadien

Archive des numéros précédents

Vol I:2 (1975)

Articles

Les Statues de la Façade de l'Église Sainte-Famille, Ile d'Orléans

Leopold Désy

L'histoire des statues de la façade de l'église de Ste-Famille (île d'Orléans) est plus riche en faits que certains historiens nous ont laissé croire

Les nombreuses différences de renseignements trouvées en dépouillant les monographies, périodiques et articles de journaux écrits sur l'Île d'Orléans ou ses paroisses nous sont apparues assez importantes pour justifier cette étude Sans doute résultent-elles de la formation même des auteurs Un ecclésiastique ne peut penser comme un juge qui se fait historien, un architecte comme un archiviste etc Si nous relevons quelques occupations ou professions des auteurs des travaux concernant l'Île d'Orléans, nous retrouvons un ethnologue, un abbé, un monseigneur, un notaire, un professeur d'université, un historien, un juge, un archiviste et un architecte Chacun donnant son point de vue selon l'aspect qui le touche le plus particulièrement, il est tout à fait normal d'y trouver des différences

Les Projets d'Embellissements de la Ville de Québec Proposés par Lord Dufferin en 1875

Achille Murphy

Les fortifications de la ville de Québec datent en grande partie du XIXe siècle A ce titre elles contribuent, tout comme l'ensemble de l'architecture de cette période contenue dans ses limites, à confirmer le cachet victorien du Vieux Québec Au moment où les autorités fédérales restaurent l'enceinte et les portes de la ville et où, assez curieusement, les édifices du siècle passé tombent encore sous le pic des démolisseurs, il convient d'ouvrir le dossier sur la ville de Québec, précisément à la page où Lord Dufferin, gouverneur-général du Canada de 1872 à 1878, laissa sa marque Ce personnage illustre s'intéressa au sort de la vieille ville au point d'en modifier le cachet par ses projets d'embellissement, exécutés dans quelques cas

Comme l'intervention de Lord Dufferin concerna essentiellement la sauvegarde et la mise en valeur de l'enceinte fortifiée de la ville, il convient de situer ses projets dans un cadre historique

Les Peintures en Damiers de Molinari

François Laurin

En 1969 et 1970, Guido Molinari a réalisé toute une série de peintures en damiers, rompant ainsi avec les précédentes bandes verticales qui l'accaparaient depuis quelques années Molinari étant un artiste des plus rationnels, nous avons décidé de disséquer ses tableaux en damiers selon l'organisation de leurs composantes internes: Molinari ne saurait s'en plaindre, lui qui publiait en 1970 la liste prévue de ses permutations chromatiques pour l'année en cours

Une des toiles les plus simples de cette catégorie, Bi-structure de 1969, présente un échantillon de huit éléments superposés en deux bandes horizontales Trois principes d'organisation des couleurs entre elles (ici remplacées par des chiffres) peuvent être établis En considérant la moitié de gauche, nous obtenons une séquence logique sur deux paliers, soit de 1 à 4; la seconde partie offre le même fonctionnement, mais cette fois du bas au haut Le tableau peut également être conçu comme une répétition symétrique en diagonale, la partie du haut à gauche se retrouvant en bas à droite et ceux du centre se suivant Une troisième possibilité de lecture s'offre: celle du jeu d'échecs, plus particulièrement celle du cavalier: un coup en bas, deux à droite, en ce qui concerne la rangée du haut, ou un en haut, mais toujours deux vers la droite, pour la strate du bas, et les mêmes couleurs apparaissent Par ce jeu le tableau peut être poursuivi à l'infini, dans une répétition de sa propre identité