Journal of Canadian Art History / Annales d'histoire de l'art canadien

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Vol VII:1 (1983)

Articles

Materials and Techniques of Painters in Québec City, 1760–1850

Rustin Steele Levenson

The study of the materials and techniques of painters working in Québec from 1760 to 1850 can help to clarify the complicated issues of authenticity and dating that surround paintings of this era It is important to know the types of supplies that were available in Québec during these years, and the methods by which the painters learned their techniques

The intensity of colour, the opacity of the paint and glazes, the texture of the surface and the balance of these elements in a painting are affected by the ageing process relative to the materials that the artist has used The consideration of such changes should accompany any interpretation of an artist's intentions Further­more, the analysis of the specific material components of a painting can sometimes resolve questions about the authenticity, origin, or date of a work Of equal importance are the quality and durability of the materials and the proficiency of the technique, both of which can determine the longevity of a painting Examination of paintings produced in Québec from 1760–1850 can lead to some useful generalizations about their materials and techniques

Résumé traduit :

Matériel et techniques des peintres de la ville de Québec (1760–1850)

L'étude du matériel et des techniques qu' ont utilisés les peintres de la ville de Québec de 1760 à 1850 peut aider à clarifier les questions compliquées d'authenticité et de datation qui entourent les peintures de cette époque. La présente étude fait le relevé des tableaux, du matériel annoncé dans les journaux, des lettres, des inventaires, des nécrologies et des livres de comptes des artistes de l'époque.

L'Abbé Jean-Antoine Aide-Créquy (1749–1780) et l'essor de la peinture religieuse après la Conquête

John R. Porter

Dans la plupart des secteurs d'activité, les trois décades suivant la Conquête de 1760 constituèrent une période d'adaptation et de reconstruction pour l'ancienne colonie française du Canada Ce contexte difficile devait marquer la double carrière de Jean-Antoine Aide-Créquy, curé et peintre

Aide-Créquy avait vu le jour le 5 avril 1749 dans la capitale de la Nouvelle-France C'est vraisemblablement dans le milieu des constructeurs et des ouvriers que se déroula son enfance car son père Louis et d'autres membres de la famille exerçaient le métier de maçon Quelques années après la Conquête, Jean-Antoine se retrouva étudiant au Séminaire de Québec Il est probable qu'il y fit ses études de façon accélérée de manière à accéder le plus tôt possible à la prêtrise On sait que le changement de régime colonial avait entraîné une baisse sérieuse des effectifs ecclésiastiques et que, dès lors, le recrutement reposait sur les seules ressources de la population locale, sans l'apport traditionnel de prêtres venus de France

La contribution du peintre américain James Bowman (1793–1842) au premier décor intérieur de l'église Notre-Dame de Montréal

Yves Lacasse

On ne saurait prétendre bien connaître la production picturale québécoise du XIXe siècle sans tenir compte de l'apport des peintres étrangers de passage Si nous devons à Gérard Morisset d'avoir élargi en partie les horizons d'une problématique à l'origine centrée sur "nos gloires nationales", il nous faut bien admettre qu'aujourd'hui encore on se passionne davantage pour l'œuvre d'un Antoine Plamondon ou d'un Jean-Baptiste Roy-Audy que pour la carrière de ces peintres itinérants qui n'auraient séjourné au Québec qu'à un moment donné de leur carrière Il est vrai que la tâche n'est guère facile La carence documentaire, la production éparse ayant maintes fois connu un sort peu enviable et la fragmentation des renseignements qui ne couvrent souvent qu'une courte période de la carrière de ces artistes demeurent parmi les problèmes les plus évidents qui attendent l'historien de l'art A cet égard, le cas du peintre James Bowman (Pennsylvanie, 1793–Rochester, N Y , 1842) est tout à fait caractéristique Citoyen du monde avant la lettre, on le retrouve aussi bien en Europe qu'aux États-Unis ou dans les colonies de l'Amérique du Nord Britannique, que ce soit dans le Haut ou le Bas-Canada, à Montréal, Québec ou Toronto En somme, sa carrière demeure pour le moins obscure, sa production pour ainsi dire méconnue, et l'inventaire de son oeuvre très fragmentaire De récentes recherches nous auront permis par contre d'éclaircir un volet important de sa production, soit sa contribution au premier décor intérieur de la présente église Notre-Dame de Montréal

Comptes rendus

The Chilkat Dancing Blanket

Cheryl Samuel

François-Marc Gagnon

Nous tenons des marchands européens de la fin du siècle dernier l'habitude de désigner du nom d'une tribu tinglit particulière, fort improprement d'ailleurs, les "couvertures chilkat " Mais il s'en faut de beaucoup pour que les seuls Chilkat aient su créer les "couvertures" qui portent leur nom Leurs mythes supposaient en effet une origine tsimshian les faisant venir d'une région située bien au sud du territoire chilkat, soit dans cette portion de l'Alaska coincée entre la Colombie Britannique et le Yukon (près de Lynn Canal, sorte de fjord qui donne sur Skagway) En somme à vrai dire, toutes les grandes cultures de la Côte du Nord-Ouest ont produit des "couvertures chilkats "