Journal of Canadian Art History / Annales d'histoire de l'art canadien

Archive des numéros précédents

Vol. VII:2 (index) (1984)

Bibliographie

J. Russell Harper 1914–1983

The Publishers and Editors of The Journal of Canadian Art History, with sorrow, note the passing of J. Russell Harper on November 17th, 1983. His loss will be felt keenly by all those individuals involved in the research, teaching, exhibition and publication of Canadian art history; also by his colleagues and former students fortunate enough to have known him personally and to have worked with him, and who shared his interest in, and passion for, the field.

Russell Harper will be remembered as a completely dedicated and thorough scholar who stressed, through his own example, the vital need to establish a clear and reliable base upon which to build the study of Canadian art history. Although, as the Chronological Bibliography that follows would indicate, Harper's interests could span many areas in the field, both in the geographical and historical sense, his own special interest lay in the topographical and narrative traditions of the early and mid-nineteenth century.

Résumé traduit :

J. Russell Harper

1914–1983

Les éditeurs et rédacteurs des Annales d'histoire de l‘art canadien sont affligés par le décés de J. Russell Harper survenu le 17 novembre 1983. Sa perte se fera durement sentir auprès de tous ceux et de toutes celles qui travaillent dans la recherche, l'enseignement, l'organisation d'expositions et l'édition de l'histoire de l'art canadien ainsi qu'auprès des collègues et anciens élèves qui ont eu la chance de le connaître personnellement et de travailler avec lui, et qui partageaient son enthousiasme et sa passion pour ce domaine.

On se souviendra de Russell Hatper comme d'un professionnel entièrement dévoué qui a souligné, par son exemple, le besoin essentiel d'établir c1airement de solides fondations sur lesquelles bâtir l'étude de l'histoire de l'art canadien. Bien que, comme la bibliographie chronologique qui suit tendrait à le montrer, Harper s'intéressât à plusieurs aspects de l'histoire de l'art canadien, tant sur le plan géographique que chronologique, il cultiva une préférence pour les traditions topographiques et narratives du début et du milieu de dix-neuvième siècle.

Articles

St- Paul's, Halifax, Nova Scotia and St. Peter's, Vere Street, London, England

Philip Mcaleer

The Anglican church of St.Paul's is, in parts, the oldest building still standing in Halifax. It was founded in the same year as the city, 1749, and is often identified as the oldest Protestant church building in Canada. Located at the south end of the parade grounds of the then newly laid out city, St.Paul's still occupies a conspicuous position in downtown Halifax. It now faces the Victorian structure of the City Hall, across the formal flower beds of the Grand Parade, and still manages to assert a strong presence among the banal and brutal buildings of the twentieth century that surround and tower over it. Because of its position in the chronological and spatial framework of the city, it has continued to be the object of affection and interest.

Résumé traduit :

St.Paul's, Halifax, Nouvelle-Ecosse et St.Peter's, rue Vere, Londres, Angleterre

Des historiens contemporains ont clairement établi que lors de la fondation de la ville d'Halifax en 1749, une église anglicane avait été prévue dans les plans. Des documents attestent en effet que la charpente de cette église était en voie de construction à Boston au cours de l'hiver 1749–1750. L'église dont il est question ici est l'église St.Paul's, aujourd'hui le plus vieux bâtiment d'Halifax. La structure originale n'est toutefois pas intacte: une rallonge a été construite en 1812, l'église a fait l'objet de travaux d'agrandissement en 1868–1869 et un chœur a été ajouté en 1872. Le nom de Christopher Wren est souvent associé à la conception des plans originaux, laquelle est aussi attribuée à lames Gibbs. La présente analyse vise justement à faire le point sur cette question.

William H. Eagar

Drawing Master of Argyle Street, Halifax

Alexandra E. Carter

There were few communities in British North America during the early decades of the nineteenth century that could claim a professional resident artist and teacher, and fewer still a landscape specialist. Transient painters continued to fill the demand for family memorabilia of the living and dead, while the majority of North American scenes were produced for foreign military personnel. William H. Eagar (1796–1839) resided in Newfoundland and Nova Scotia, practising art professionally for only one decade, from 1829 to 1839. His influence can be judged factually by the success of his Academy and students, and speculatively by the vicarious appreciation pupils, associates and countrymen gained for the "new" art of landscape.

Résumé traduit :

William H. Eagar

Professeur de dessin, rue Argyle, Halifax

William H. Eagar (1796–1839) a exercé ses activites de professeur et d'artiste dans les deux villes portuaires de St-John's, Terre-Neuve et Halifax, Nouvelle-Écosse au cours des années 1830. Né en Irlande, Eagar a émigré à Terre-Neuve alors qu'il était encore un tout jeune homme, probablement pour travailler comme agent des pêches et non comme artiste. Il épousa en 1819, Maria Saunders, fille d'une famille respectable de l'îIe et dix ans plus tard il possédait une propriété importante dans les environs de St-John's.

Claude Tousignant: sculpter pour peindre

France Gascon

Tous les commentaires sur l'œuvre de Claude Tousignant signalent que ce peintre s'est intéressé, avant toute chose, au sort de la peinture et qu'il a recherché pour celle-ci un état très avancé d'abstraction et de pureté. Le commerce d'une telle idée n'est pas aisé et c'est sans doute pour cette raison qu'elle n'apparaît le plus souvent qu'au travers de détours et d'esquives. L'absolu que représente l'objectif de Claude Tousignant n'arrive pas à se matérialiser facilement et il se situe de manière tout aussi problématique dans une histoire de l'art qui ne s'alimente pas d'objectifs et d'idées, mais bien plutôt de mouvements, de courants et d'étiquettes. Si on désirait intégrer Tousignant à une quelconque histoire de l'art il fallait le raccrocher à un courant et lui trouver une rubrique. Il était hors de question de le classer sous celle des peintres philosophes puisque les classifications sont telles en histoire de l'art qu'elles reposent sur le contenu dénoté ou manifeste d'une oeuvre, et il n'a jamais été évident, si l'on s'en tient à ce point de vue, que Claude Tousignant ait un propos autre que simplement plastique. C'est ainsi qu'on a identifié Claude Tousignant, par exemple, aux "espaces dynamiques", à 1'"abstraction perceptuelle", à la peinture optique, à la couleur: on l'a donc identifié aux moyens qu'il prenait pour arriver à ses fins.

Comptes rendus

Maurice Cullen 1865–1934

Sylvia Antoniou

Sylvain Allaire

Le catalogue est celui qui accompagne l'exposition ouverte à l'automne 1982 à Kingston, puis, mise en tournée2 et pour laquelle ont été réunies 72 œuvres de Maurice Cullen ainsi que le buste en bronze de l'artiste par Alfred Laliberté. En l'année consacrée à Claude Lorrain, voilà que l'on nous donnait rendez-vous avec une autre célébrité de la peinture paysagiste, celle-ci plus "locale". Sans qu'il en soit du prétexte chronologique—Maurice Cullen aurait aujourd'hui 116 ans, et 48 années sont passées depuis sa mort — cette exposition rétrospective s'inscrit dans un série de manifestations que l'AEAC a, depuis quelques années et selon la disponibilité des chercheurs, consacré à des artistes canadiens de la fin de XIXe siècle.