Journal of Canadian Art History / Annales d'histoire de l'art canadien

Archive des numéros précédents

Vol. XII:1 (1989)

Articles

Cumberland & Storm and Mies Van Der Rohe

The Problem of the Banking Hall in Canadian Architecture

Howard Shubert

One of the problems associated with the design of banking halls has been the expression of this space on the exterior of bank buildings. The banking hall is the major public space in which business is transacted. In spite of the central importance of the banking hall as the heart and soul of the banking process, it has been the practice, historically, for the banking hall to be ensconced within the confines of a residential or commercial building. My topic then, is the physical and symbolic relationship of the banking hall to a larger encompassing structure. This will be seen through two designs of vastly different scale and separated by over one hundred years, which provide surprisingly similar solutions.

Résumé traduit :

Cumberland & Storm, Mies van der Rohe

et le problème de l'architecture bancaire au Canada

Un des problèmes associés à l'architecture des établissements bancaires est celui d'en traduire la fonction interne dans la structure extérieure. Bien que ces établissements soient la clef de voûte du système bancaire, la coutume les a re1égués à l'intérieur d'immeubles affectés à d'autres fonctions, soit résidentie1les, soit commerciales. Cet article explore les rapports physiques et symboliques entre la banque et une structure d'une portée plus étendue. La demonstration est établie au moyen de deux exemples qui, bien que très éloignes l'un de l'autre dans le temps et l'ordre de grandeur, apportent au problème des solutions étonnamment similaires.

Olindo Gratton et Louis-Philippe Hébert

une relation professionnelle entre deux sculpteurs à la fin du XIXe siècle

Bernard Mulaire

Joseph-Olindo Gratton naquit à Sainte-Thérèse-de-Blainville (Québec) le 23 novembre 1855; il y décéda le 14 novembre 1941. Pendant plus de 60 ans, il fit carrière dans la région de Montréal comme ornemaniste et statuaire. Sa production en bois, cuivre repoussé sur bois et plâtre était destinée principalement à l'ornementation des édifices religieux. Travaillant dans toutes les dimensions, de la miniature jusqu'au monumental, il fut parmi les premiers sculpteurs sur bois francophones de Montréal à tenter aussi de s'attirer parallèlement une clientèle pour des ouvrages de statuaire commémorative en bronze. Il réussira même à signer quelques réalisations dans ce domaine.

Goodridge Roberts in New York

Sandra Paikowsky

For over forty years Goodridge Roberts (1904–74) has occupied a prominent position in the fabric of Canadian art history. Yet despite the great attention paid to his work, only a few lines have been devoted to his years in New York. While Roberts readily acknowledged that this was the most profound experience of his life, others have treated that period primarily as a matter of biographical fact. The reason for this scant attention may be the lack of work available from those years, 1927 and 1928. While a few drawings in the artist's estate could be attributed to this period, the works are undated and because of the consistency of Roberts' hand, they may be best considered "early" examples.

Résumé traduit :

Goodridge Roberts à New York

Goodridge Roberts (1904–1974) reconnaissait volontiers qu'il avait acquis, durant son séjour à New York, en 1927 et 1928, une expérience qui devait être l'influence marquante de sa vie. Après des études à l'École des Beaux-Arts de Montréal, de 1923 a 1925, Roberts s'inscrivit à la « Art Students League » de New York, sans doute sur le conseil de son oncle, William Carmen Roberts, et de sa tante, Mary Fanton Roberts, tous deux bien connus dans le monde littéraire de New York. Mary Fanton, directrice-rédactrice de l'influente revue Craftsman et rédactrice-fondatrice de la revue Touchstone, l'introduisit dans le milieu culturel de New York où s'épanouissaient les ambitions de la modernité américaine. Parmi ses nombreux écrits sur l'art, l'architecture, la photographie, la décoration, l'artisanat, on trouve des articles inédits sur la « Ashcan School ». Elle fut aussi parmi les premiers défenseurs d'Isadora Duncan et de la danse moderne.

Notes et commentaire

Antoine Plamondon

Les dernier des Hurons (1838)

François-Marc Gagnon, Yves Lacasse

C'est au moment où il travaillait à son fameux chemin de croix pour l'église Notre-Dame de Montréal qu'Antoine Plamondon peignit le tableau qui va nous retenir ici. Le Dernier des Hurons a en effet été peint à Québec en 1838. Comme nous l'apprend une inscription au dos du tableau, il s'agissait d'un portrait de Zacharie Vincent qui avait la réputation d'être «le dernier Huron de Lorette» ; il aurait été «âgée [sic] de 23 » ans, au moment où ce portrait a été peint. Plamondon présenta ce portrait à un concours organisé par la Société littéraire et historique de Québec en avril 1838 et eut la bonne fortune d'y obtenir une «médaille de première classe». Bien plus, Lord Durham, qui venait tout juste de débarquer à Québec — le 27 mai 1838 — à titre de nouveau gouverneur, lui acheta son tableau ! On peut situer la transaction avant le 20 août 1838 grâce à une lettre de l'abbé Louis-Joseph Desjardins. À ce moment, Plamondon venait de déménager son atelier du Parlement à l'Hôtel-Dieu, comme une annonce parue le 23 juillet 1838 dans Le Canadien, en avisait le public. Lord Durham avait donc pu voir le tableau de Plamondon au Parlement avant cette date. D'ailleurs la lettre de l'abbé Desjardins dit bien, le 22 août, que «Notre A. Plamondon a livré à son excellence le Portrait d'un sauvage de Lorette». La transaction a donc dû précéder la «livraison» du tableau.

Comptes rendus

Alfred Laliberté: Les artistes de mon temps • Alfred Laliberté sculpteur

Odette Legendre

Francine Sarrasin

«C'est en 1940, au moment où il épousa la soeur de ma mère, Jeanne Lavallée, que j'ai connu Alfred Laliberté; pendant les treize années qui suivirent, je passai de très nombreuses heures en sa compagnie». Ainsi s'expliquait Odette Legendre dans l'avant-propos de l'ouvrage de Laliberté qu'elle présentait au public, en 1978, année du centenaire de la naissance du sculpteur. Le manuscrit s'était successivement appelé Mes mémoires, De la cognée à l'ébauchoir ou l'évolution de trois générations, et enfin, Mes souvenirs. Du vivant de l'auteur, le texte avait été recopié et amélioré par la «plume experte» de Jeanne, sa jeune femme.

Catalogue du Musée des beaux-arts du Canada:art canadien, Volume premier, A–F / Catalogue of the National Gallery of Canada: Canadian Art, Volume One, A–F

Charles C. Hill, Pierre Landry (eds.)

Laurier Lacroix

La publication, après onze années de préparation et de recherche, du premier volume du catalogue de la collection canadienne du Musée des beaux-arts du Canada est un événement dans l'histoire de l'art de notre pays car, en plus de toutes les nouvelles informations qu'elle recèle, cette édition pourrait avoir un effet d'entraînement. Aucune autre institution majeure ne semble engagée dans la préparation d'un tel ouvrage pourtant essentiel au mandat qu'ont les musées de diffuser leur collection. Bien qu'il ne s'agisse que du quart de la collection, cette parution mérite d'être signalée car, à ce rythme, peut-être ne verrons-nous le cinquième et dernier volume (supplément) que dans un avenir trop lointain. Cet ouvrage, dans lequel sont cataloguées les œuvres acquises jusqu'en 1980, résulte de l'effort concerté des conservateurs, de leurs assistants et de recher-chistes qui ont compilé et vérifié toutes les informations publiées. Il s'agit d'une somme de travail et de patience inestimables, compte tenu du fait que les dossiers des oeuvres ne sont jamais tenus systématiquement à jour. Les conservateurs et archivistes de collections étant occupés à d'autres projets, ce travail de base sur la collection est généralement relégué au second plan.