Journal of Canadian Art History / Annales d'histoire de l'art canadien

Archive des numéros précédents

Vol. XVIII:1 (1997)

Articles

St. Anne's Anglican Church, Toronto

Byzantium versus Modernity

Marylin Mckay

In 1907 the Reverend Lawrence Skey (1867–1948) and other members of the Building Committee of St. Anne's Anglican Church in Toronto voted to replace their overcrowded Gothic Revival building with a neo-Byzantine structure. The design, by local architect William Ford Howland (1874–1948), included a centralized plan in the shape of a Greek cross, a plain brick exterior, a central dome sixty feet high resting on pendentives, and a raised chancel set in a semi-domed apse in the west arm of the cross. Thus the first church in Canada to adopt salient features of Byzantine architecture was erected in Toronto in 1908.

Résumé traduit :

l'Eglise Anglicane St. Anne à Toronto

Byzance et la modernité

C'est en 1908 que fut construite, pour la paroisse anglicane St. Anne de Toronto, la première église néo-byzantine au Canada, dessinée par William Ford Howland. En 1923, un paroissien, Samuel Stewart, fournit les fonds pour la décoration intérieure, composée de somptueuses murales byzantines exécutées par une équipe d'artistes sous la direction de J.E.H. MacDonald. À cette époque, Toronto était encore une ville typiquement provinciale. Les paroissiens de St. Anne appartenaient a un milieu ouvrier et conservateur, et le style byzantin de l'église en scandalisa plusieurs. Par conséquent, le choix de ce style et de cette riche décoration demande explication.

Le monument aux Patriotes d'Alfred Laliberté

Yves Lacasse

Grâce aux archives du comité du monument aux Patriotes qui ont été versées et sont toujours conservées à la Société historique de Montréal, nous sommes particulièrement bien renseignés sur ce monument, une œuvre importante du sculpteur Alfred Laliberté (1877–1953), inaugurée à Montréal le 24 juin 1926. Il nous est donné, de même, de cerner d'assez près le contexte dans lequel l'œuvre fut à la fois produite et reçue; contexte, qui, comme le note Raymond Montpetit, «est le lieu à partir duquel parle l'œuvre de Laliberté et, en même temps, l'espace où elle se diffuse pour atteindre la collectivité qu'elle cherche à interpeler».

Les femmes, l'art et la presse francophone montréalaise de 1915 à 1930

Esther Trépanier

Lors de la rédaction d'un texte sur la critique d'art pour le catalogue de l'exposition Peindre à Montréal, 1915–1930, j'ai été souvent amusée, parfois consternée et quelquefois surprise par les commentaires des critiques sur le rôle des femmes dans la diffusion de l'art ou par les réactions de ces mêmes critiques sur la production de femmes artistes. Le nombre de pages qui m'était imparti pour le texte de ce catalogue étant limité, je n'ai pu véritablement, sauf à l'occasion, traiter de cet aspect particulier de la reconnaissance de la présence des femmes dans le milieu de l'art. Sans prétendre d'aucune manière à l'exhaustivité, bien au contraire, le présent texte veut tout au moins attirer l'attention sur certains des éléments soulevés par le discours critique sur cette question du rapport des femmes à l'art.

Comptes rendus

Du Baroque au Néo-classicisme : La sculpture au Québec

René Villeneuve

Jean Bélisle

Entre le 6 février et le 19 mai 1997, le Musée des beaux-arts du Canada proposait aux visiteurs l'exposition Du baroque au néo-classique, La sculpture au Québec. Par la suite, l'exposition se déplace vers l'Ouest pour être présentée à la Vancouver Art Gallery, du 23 juillet au 5 octobre. Elle terminera son périple à la Mendel Art Gallery à Saskatoon entre le 31 octobre et le 4 janvier 1998. Nous pouvons regretter que cette exposition ne soit présentée ni au Québec, ni dans les Maritimes. La présentation de l'exposition est accompagnée de la publication d'un imposant catalogue rédigé par René Villeneuve qui agit également à titre de commissaire de l'exposition.