Journal of Canadian Art History / Annales d'histoire de l'art canadien

Archive des numéros précédents

Vol. XXVIII (2007)

Articles

Architecture of the Spirit

Modernism in 1950s and 1960s Fredericton

John Leroux

AT THE GOING DOWN OF THE SUN AND IN THE MORNING WE WILL REMEMBER THEM

These words from Laurence Binyon's 1914 poem For the Fallen adorn war memorials throughout the Commonwealth and they are carved as the gilded epitaph on the wall of the University of New Brunswick's Memorial Student Centre in the province's capital city of Fredericton. Although the poetry has lost none of its meaning, paradoxically, the mid-twentieth century campus building seems to have been forgotten. There is a strong appreciation for traditional architecture in New Brunswick and anything outside the realm of historical convention has become suspect; significant post-War buildings are met with disdain, ignorance and in many cases, demolition. However, a number of noteworthy structures were designed in Fredericton during the 1950s and 1960s and they observe a purity of form and quality of material that is remarkable for the time and place. Their inherent modernist principles evoke the human spirit and notions of idealism through a visionary architectural framework that is both clear and austere. Perhaps it is these very qualities that are largely responsible for the structures' lack of recognition in a municipality rich in vernacular charm and Victorian ornament.

Résumé traduit :

L'Architecture De L'Esprit

Le modernisme à Fredericton dans les années cinquante et soixante

L'architecture traditionnelle est hautement appréciée au Nouveau-Brunswick, et ce qui est perçu comme étant « moderne » est devenu suspect. Le résultat est que d'importants immeubles d'après guerre ont été méprisés, ignorés et, dans de nombreux cas, démolis. Certains de ceux-là, parmi les plus dignes de mention, ont été créés à Fredericton durant les années cinquante et soixante. Le modernisme architectural qui a explosé en Europe à la suite de la Première Guerre mondiale a été célébré comme la fusion de la technologie contemporaine et d'un sens utopique du changement social. Bien que l'establishment architectural au Canada ait mis du temps à accepter le « style international » moderniste, ces attitudes se sont relâchées à cause de l'essor économique d'après-guerre, de l'afflux massif d'anciens combattants dans les universités, du Rapport Massey de 1949–51 qui encourageait l'excellence dans l'architecture contemporaine et d'une nouvelle vigueur moderniste dans les écoles d'art.

Moncrieff Williamson, Maritime Regionalism, and the Dream of a National Craft Museum

Sandra Alfoldy

Tucked away in the vaults of Charlottetown's Confederation Centre Art Gallery are sixty-nine objects that symbolize the failed dream of a national craft: museum. Collected between 1965 and 1967 by Moncrieff Williamson, then director of the gallery, these pieces represent what he considered to be the best of contemporary Canadian craft. The objects were among the over one hundred and seventy works displayed in the Canadian Fine Crafts exhibition that Williamson curated for the Canadian pavilion at Expo '67 in Montreal. The fine craft works in the exhibition were a careful blend of utilitarian function, playful representation, and artistic conceptualization. For example Jack Sures' stoneware bowl of 1967 is minimally glazed, with a practical rim and footed bottom and one can easily imagine the feel of the grainy clay body as the bowl is placed on a dinner table. In contrast to the earnestness of such functional ware, Williamson also chose lighthearted pieces depicting recognizable figures and motifs. Elain Genser's The General, 1967, a fabric hanging adorned with medals, epaulettes, and gold tassels, can be read as a play on authoritarian military images as the well-decorated general is reduced to a cartoon character. Williamson was also cognizant that craft extended well beyond the utilitarian or playful, and he was careful to feature a number of individuals who worked in a conceptual manner. One of the most famous textile artists of the day was Charlotte Lindgren, whose hanging Winter Tree, 1967 stood out from many of the other objects on display at Canadian Fine Crafts. Created from wood and lead wire, the piece is composed of a complex single woven form that emerges from a tight circular base and becomes a series of loose threads suggesting the branches of a tree.

Résumé traduit :

Moncrieff Williamson, le régionalisme maritime et le rêve d'un musée national des métiers d'art

Cachés dans les caves du Centre des arts de la Confédération de Charlottetown, se trouvent soixante-neuf objets qui symbolisent le rêve évanoui de créer un musée national des métiers d'art. Ces pièces, collectionnées entre 1965 et 1967 par Moncrieff Williamson, alors directeur de la galerie d'art du Centre, représentent ce qu'il considérait comme les meilleurs exemples de l'artisanat canadien. Ces beaux objets réunissent avec bonheur la fonction utilitaire, la représentation ludique et la conceptualisation artistique. En tant que commissaire de l'exposition Les métiers d'art au Canada, au Pavillon du Canada d'Expo '67, Williamson avait réuni plus de 170 objets. Il a gardé ceux qu'il préférait pour constituer le noyau du musée national des métiers d'art qu'il rêvait de créer. Williamson croyait que Charlottetown était l'endroit idéal pour une telle institution.

La réception critique de Marc-Aurèle Fortin

Entre les méandres du nationalisme et la construction de la figure de l'artiste maudit

Esther Trépanier

Entre les méandres du nationalisme et la construction de la figure de l'artiste maudit Cet essai veut s'attaquer au mythe, encore partagé par plusieurs, selon lequel Marc-Aurèle Fortin aurait été un artiste méconnu de ses contemporains. Par l'analyse du corpus de près de 150 textes parus au Québec entre 1915 et 1969 et qui font référence à son travail, j'explore, en suivant le cours chronologique, les méandres d'un accueil critique très riche qui témoigne que son œuvre a été au cœur de débats esthétiques et idéologiques qui ont marqué la scène artistique québécoise de son temps.

Comptes rendus

Point & Shoot: Performance et photographie

Sous la direction de France Chonière et Michèle Thériault

Marie-Pierre Boucher

La collection Les essais des éditions Dazibao propose depuis 1996 des ouvrages traitant des récents développements de la photographie. Septième titre de la collection, Point & Shoot propose une brillante réflexion explorant les entremêlements entre la performance et la photographie. Différentes dimensions des rapports établis entre ces deux disciplines traversent les articles de ce recueil et donnent à l'ensemble des textes une réflexion lucide sur la pratique de l'art contemporain.